Une centaine d’inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris, inquiets de la montée des violences, ont réclamé une « évolution de leur armement » lors d’un rassemblement devant l’Hôtel de Ville, prévu avant l’attentat des Champs-Elysées.

À l’appel de la CFTC et de l’UCP (Union des cadres de Paris), le rassemblement et le mouvement de grève associé avaient pour but de réclamer « au moins dans un premier temps un armement non létal » pour ces quelque 900 agents municipaux chargés de combattre les « incivilités » du quotidien (dépôts sauvages, surveillance de certains bâtiments, etc). « Nous avons un tonfa (matraque) et une bombe lacrymogène », a indiqué Hervé Tempier, responsable CFTC, alors que « nous accomplissons également des missions de service public dans des lieux potentiellement dangereux », a-t-il ajouté en demandant ainsi un équipement type Taser.

La sécurité de la capitale est assurée par la police nationale mais ces agents municipaux de la Direction de la prévention et de la sécurité du public (DPSP) peuvent l’assister dans des missions de surveillance, dit le responsable qui constate par ailleurs une « montée de la violence » à Paris.